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  <title>Le Journal International</title>
  <description><![CDATA[Edition numérique du magazine d'actualité internationale Le Journal International. Grâce à notre large réseau de correspondants, nous couvrons l'intégralité de la planète et tentons de vous apporter un autre regard sur l'actualité du monde.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2013-05-23T11:21:53+02:00</dc:date>
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   <title>Le Journal International</title>
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   <title>Élections en Inde : un début de campagne sans foi</title>
   <pubDate>Thu, 23 May 2013 07:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ramalingam Va, correspondant à Chennai</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[(Vie) politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À un peu moins d'un an des élections législatives, l'Inde semble plongée dans un immobilisme politique ambiant. Les partis jouent la carte de la passivité en rêvant de rafler la plus grosse part du gâteau électoral. La majorité au pouvoir n'est pas en reste. Dans l'espoir de décrocher un troisième mandat consécutif, le Premier ministre et son camp s'obstinent à projeter une image embellie d'un gouvernement rongé par plusieurs scandales de corruption et un bilan qui s'enfonce un peu plus chaque semaine dans l'échec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5533861-8255037.jpg" alt="Élections en Inde : un début de campagne sans foi" title="Élections en Inde : un début de campagne sans foi" />
     </div>
     <div>
      Depuis plusieurs mois, le Parti du Congrès, maintenu au pouvoir en coalition depuis 2004, est moribond. Le dernier scandale de corruption en date touche directement le cabinet du Premier ministre, Manmohan Singh. Plusieurs officiels sont accusés d'avoir abusé de leur pouvoir pour allouer arbitrairement des ressources naturelles comme le charbon. Deux ministres ont par ailleurs récemment dû quitter le gouvernement. L'un, alors ministre de la Justice, a tenté de détruire un rapport d'enquête et l'autre a usé de la corruption pour protéger l'un de ses proches. Pour noircir encore le tableau, la Cour des Comptes blâme la politique du gouvernement et souligne la déroute des finances publiques.  <br />    <br />  D'un autre côté, le Parti du Congrès peut se targuer d'une victoire écrasante dans l'État du Karnataka où il était privé du pouvoir depuis un certain temps. Le parti a aussi propulsé sur le devant de la scène Rahul Gandhi, le fils du défunt Premier ministre Rajiv Gandhi et de Sonia Gandhi, patronne de l'organisation. L’homme de 43 ans fait désormais l'objet de rumeurs sur sa possible candidature à la fonction suprême en 2014.  <br />  &nbsp;  <br />  Pour s'attirer les bonnes grâces des quelques 700 millions d'électeurs, le pouvoir s'essaie aussi aux annonces symboliques, comme un projet de loi sur la sécurité alimentaire. Le texte sur le point d'être adopté se retrouve en suspend depuis que l'opposition a réclamé au parlement la démission des deux ministres.  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un nationaliste en tête de l'opposition</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5533861-8255038.jpg" alt="Élections en Inde : un début de campagne sans foi" title="Élections en Inde : un début de campagne sans foi" />
     </div>
     <div>
      L'opposition dispose d'une longue liste de questions à soumettre à la majorité mais se heurte à un obstacle de taille qui empêche les partis de faire bloc pour accabler le gouvernement. Quelques dirigeants du parti nationaliste BJP (Parti du peuple indien) soutiennent la candidature de Narendra Modi, ministre en chef de l'État du Gujarat depuis trois mandats consécutifs, au poste de premier ministre. Une idée loin de faire l'unanimité. Modi, connu pour être un leader hindutva (extrémiste, de la religion hindoue) est&nbsp; critiqué pour avoir fermé les yeux lors des émeutes qui ont éclaté entre hindous et musulmans en 2002 dans son État. Entre 800 et 2000 personnes ont été massacrées, la plupart musulmanes. Difficile pourtant de rejeter en bloc ce leader charismatique et populaire à qui l'on prête une politique brillante dans le Gujarat. C'est donc la résolution du «&nbsp;cas Modi&nbsp;» qui devrait définir la stratégie de campagne de l'opposition.  <br />    <br />  Le Parti du peuple a toutefois perdu un peu de soutien moral en perdant les élections régionales dans le Karnataka face au Parti du Congrès. De nombreux dirigeants ont exigé du BJP qu'il maintienne une dose de laïcité dans ses politiques. L'absence de soutien de l'électorat non-hindou pourrait avoir un impact très négatif pour l'opposition au moment du scrutin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La bataille contre la corruption</b></div>
     <div>
      Ces deux dernières années, l'Inde a connu de nombreux soulèvements populaires de grande ampleur. Lancée par le gandhien Anna Hazare, une campagne anti-corruption soutenue par de nombreux anciens bureaucrates, a mobilisé les citoyens contre ce que Barack Obama avait décrit l'an dernier comme le principal fléau du pays. Le mouvement s'est érigé en parti politique lorsque le&nbsp; pouvoir a refusé la mise en place de lois sévères pour lutter contre la corruption.  <br />  &nbsp;  <br />  Bien que la base gandhienne de la mobilisation se soit éloignée de la forme partisane, c'est un ancien fonctionnaire qui a pris les rênes de ce jeune «&nbsp;parti de l'homme ordinaire&nbsp;» (AAP), Arvind Kejriwal. Celui-ci se pose en alternative aux deux principaux partis, le Parti du Congrès et le BJP. Ce nouveau-né de l'arène politique devrait passer son premier test aux élections à venir dans la capitale, New Delhi. Un bastion du Congrès depuis près de 10 ans que le parti au pouvoir compte bien conserver.&nbsp;  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Prima facie, l'élection de 2014 apparaît comme une nouvelle bataille entre les deux vieux partis établis, le BJP et le Congrès. Les petits partis comme l'AAP commencent à faire entendre leur voix. Mais tout comme ce nouveau parti, les principales organisations ont devant eux un gros travail de terrain pour espérer une victoire et gagner leur place à l'Assemblée pour les 5 prochaines années.  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Traduit de l'anglais par Thomas Denis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.lejournalinternational.fr/Elections-en-Inde-un-debut-de-campagne-sans-foi_a786.html</link>
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   <title>Only God Forgives : on ne pardonne pas</title>
   <pubDate>Wed, 22 May 2013 17:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jérémy Bichon</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cinéma]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nicolas Winding Refn remet Ryan Gosling à l'affiche, aux cotés d'une Kristin Scott Thomas en blonde platine, dans son dernier film nommé à Cannes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5535934-8258075.jpg" alt="Only God Forgives : on ne pardonne pas" title="Only God Forgives : on ne pardonne pas" />
     </div>
     <div>
      À Bangkok, Julian (Ryan Gosling) dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture pour son trafic de drogue. À la mort de son frère, sa mère (Kristin Scott Thomas) lui demande de le venger. Ryan Gosling, dans une virée thaïlandaise, affronte Chang, un surprenant et étrange policier. Encore un scénario des plus originaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un film saignant</b></div>
     <div>
      Ce film tant attendu sur la croisette risque de décevoir plus d'un fan de Drive, voire de Ryan Gosling. Dans ce nouveau scénario, Nicolas Winding Refn réalise des scènes d'une extrême violence. Interdit au moins de douze ans, ce film fait voir certaines scènes de tortures atroces, mais visuellement esthétiques et réalistes. <br />   <br />  Le réalisateur nous fait entrer avec brio dans cet univers thaï. Les ralentis vont donner une dimension très apaisée dans cet univers de violence. La mise en scène est remarquable, chaque plan est une photographie amorcée par un temps d'arrêt. Le réalisateur utilise les services du compositeur Cliff Martinez. Ce dernier illustre chaque plan avec justesse. <br />  La bande-son fait entrer le spectateur dans cet univers très sombre. Le meurtrier de l'aîné de Ryan Gosling pousse la chansonnette à la fin des scènes de combat à mort. Le réalisateur prend soin de nous laisser imaginer la fin du combat. Le film peut être décrédibilisé par certaines scènes hors contexte, sans intérêt pour le déroulé de l'histoire. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un film à contre courant</b></div>
     <div>
      À nous de trouver son sens caché. Dans cette famille maudite, le jeune Ryan Gosling, jaloux de son frère, est en quête de religion et d'identité. L'assassin de son frère, Chang, représente le modèle qu'il a toujours voulu incarner : un dieu sanguinaire et sans pitié. Le film se finit comme il aurait dû commencer, nous apportant les réponses nécessaires à sa compréhension du film. Comme une madeleine de Proust, les actions du film ne cessent de rappeler au héros incarné par Gosling les événements de son passé. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La vision des trois protagonistes</b></div>
     <div>
      Deux ans après <em>Drive</em>, Ryan Gosling n'a toujours pas retrouvé sa voix. Tout est dans la gestuelle, dans son jeu réussi. Il communique par le regard. Chaque geste a son importance. Charismatique au point que l'on en oublie son propre personnage. <br />   <br />  C'est avec plaisir que l'on retrouve Kristin Scott Thomas. Elle incarne une mère sans sentiment après la perte de son fils aîné. Sa présence est un îlot de féminité dans cet océan de testostérone. <br />   <br />  Vithaya Pansringarm interprète un second rôle remarquable, après son apparition dans <em>Very Bad Trip 2</em> (2011), un policier ripou. Sans coeur, sa fille étant la pupille de ses yeux, il torture toutes les personnes se mettant sur son chemin. <br />   <br />  Verdict :&nbsp;<em>Only god forgives</em>, encore en compétition pour le 66ème festival de Cannes, frôle la disqualification. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>La République tchèque en pleine guerre des institutions</title>
   <pubDate>Wed, 22 May 2013 13:00:03 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jakub Kajtman, correspondant à Prague</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[(Vie) politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les Tchèques n'ont jamais vu telle bataille entre les institutions politiques. Le nouveau président, élu pour la première fois au suffrage universel direct fin janvier 2013, essaie de redéfinir les pouvoirs présidentiels. Pour montrer sa puissance, il refuse de nommer les ambassadeurs et limite les libertés académiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5533723-8254849.jpg" alt="La République tchèque en pleine guerre des institutions" title="La République tchèque en pleine guerre des institutions" />
     </div>
     <div>
      Le feu s´est enflammé la semaine dernière. Le nouveau président tchèque Milos Zeman a refusé de nommer le spécialiste de la littérature et de la culturologie, Martin C. Putna, professeur. Les réactions de la classe politique et du milieu universitaire ont été immédiates. <br />   <br />  Selon le recteur de l´Université Charles de Prague, cette position de président est un événement jamais vu dans le milieu tchèque&nbsp;: «<em>C'est une situation qui est bien en dehors du processus normal. Le Conseil scientifique de l'Université a approuvé les propositions de nominations des professeurs. Jusqu’à présent le président a toujours accepté les nominations universitaires et se contentait de nommer officiellement les nouveaux professeurs.</em>&nbsp;» <br />   <br />  Pourquoi a-t-il refusé de nommer ce nouveau professeur&nbsp;? Le président Zeman ne souhaite pas l’expliquer. Pour le premier ministre, Petr Necas, cette situation est étrange&nbsp;: «&nbsp;<em>Le président ferait mieux de publier son opinion sur son attitude négative à l’égard de ce professeur, Martin C. Putna. Il ne devrait pas cacher de secrets, mais immédiatement présenter les raisons de sa décision au public. Les raisons doivent être crédibles. Sinon, le président est justement critiqué pour sa volonté de réduire la liberté académique.</em>&nbsp;» <br />   <br />  Les représentants de la gauche, dont les collègues socialistes de Zeman, critiquent aussi sa décision. «&nbsp;<em>Même les rois médiévaux vénéraient l'autonomie des universités dans la nomination des professeurs</em>&nbsp;», a déclaré le vice-président des Socialistes, Lubomir Zaoralek. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Contre le professeur homosexuel</b></div>
     <div>
      Pendant le week-end, après la vague de critiques, la porte-parole du président a modéré la déclaration en expliquant que rien n'était encore décidé. Cependant, aucun membre du cabinet présidentiel n'a expliqué pourquoi Zeman n’a pas voulu nommer ce nouveau professeur. À cause de cette inaction les médias ont commencé à spéculer. <br />   <br />  On a immédiatement commencé à aborder la relation entre Putna et Zeman. Au cours de la campagne électorale, le candidat au professorat Martin C. Putna a plusieurs fois critiqué Milos Zeman. Il a notamment affirmé que Zeman avait eu des liaisons secrètes avec le Kremlin. En pleine période de nomination des professeurs, le président pourrait avoir trouvé un motif de vengeance. <br />   <br />  La deuxième spéculation tourne autour de l'orientation sexuelle de Putna. Il y a déjà plusieurs années qu'il a déclaré son homosexualité. En 2011, il a participé à la marche «&nbsp;Prague Pride&nbsp;» en portant une affiche contre les ultra-conservateurs. Des rumeurs affirment que Zeman ne veut pas de nouveaux professeurs gays. Le cabinet présidentiel a démenti cette information, mais le chef d'État a admis que «&nbsp;<em>ceux qui portent des affiches controversées ne représentent pas les valeurs morales que les professeurs doivent naturellement porter.</em>&nbsp;» <br />   <br />  Même si les raisons ne sont pas certaines, le public s´est mobilisé et prépare des manifestations. Les étudiants universitaires sont les plus critiques envers le président. Pour eux, Zeman ne respecte pas la constitution en refusant de nommer le nouveau professeur. Par ailleurs, des candidats au professorat ont proclamé que si le président ne présentait pas des vraies raisons, ils boycotteront la cérémonie de nomination qui devrait se dérouler le 11 juin. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bras de fer autour des ambassadeurs</b></div>
     <div>
      Cette dispute n'est pas la première affaire qui divise l´opinion public depuis l’élection de Zeman. Il y a déjà plusieurs semaines que le chef d'État a refusé de nommer les nouveaux ambassadeurs, proposés par le ministère des Affaires étrangères. En revanche, il a présenté ses propres candidats sous qu’il ait obtenu au préalable le soutien du ministre. Notons que le ministre des Affaires étrangères est Karel Schwarzenberg, conservateur et rival de Milos Zeman au second tour de l'élection présidentielle. La discussion autour de la nomination des ambassadeurs pourrait bien être un débat non plus professionnel, mais personnel entre Zeman et Schwarzenberg. Il semblerait aussi que Zeman veuille nommer ambassadeurs ceux qui l’ont soutenu pendant la campagne - peu importe l’expérience diplomatique des candidats. <br />   <br />  Même si le public ne sait pas où se trouve la vérité, une chose est sûre&nbsp;: le président tente d'élargir son champ de puissance. Certains juristes constitutionnels se demandent même s’il n’essaye pas de dépasser les lois constitutionnelles. Car, dans le droit tchèque, le président ne possède que des pouvoirs symboliques. Il semble pourtant que Zeman cherche à faire du président un acteur plus important. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Cette situation pourrait se révéler très dangereuse. Premièrement, si Zeman ne coopère pas avec le gouvernement, tout le système pourrait se bloquer. Deuxièmement, il met en péril le développement démocratique du pays. Zeman s’approche près d'une frontière symbolique. Si le président demande plus de pouvoir, pourrait s’annoncer le début d'un changement plus profond, radical et menaçant la démocratie. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.lejournalinternational.fr/La-Republique-tcheque-en-pleine-guerre-des-institutions_a785.html</link>
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   <title>Libye, le défi démocratique</title>
   <pubDate>Wed, 22 May 2013 07:30:03 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mehdi Rais, correspondant à Rabat</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Tribune]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La menace islamiste qui pèse sur la Libye se fait de plus en plus prégnante. Pour y faire face, le gouvernement de transition et la Communauté internationale doivent relever un nouveau défi : celui de la démocratie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5530527-8250125.jpg" alt="Libye, le défi démocratique" title="Libye, le défi démocratique" />
     </div>
     <div>
      La démission du ministre de la défense suite à l’encerclement des ministères de la Justice et des Affaires étrangères et les attentats de Benghazi qui ont fait 15 morts démontrent parfaitement qu’après la chute du régime Kadhafi, la Libye vit une crise politique très complexe avec des conséquences sécuritaires dangereuses. Les raisons de cette crise politique libyenne sont nombreuses, mais résident principalement dans la présence des groupes islamistes armés, qui profitent de l’arsenal militaire acquis lors des combats contre l’ancien régime, et de la libre circulation des armes à travers les frontières libyennes pour accentuer leur puissance dans le pays. <br />  &nbsp; <br />  Ces islamistes multiplient les actes de violence et d’insécurité pour protester contre toutes les actions qui vont à l’encontre de leur vision, plongeant par la même occasion le pays dans sa pire crise politique depuis plus de 40 ans. Devant cette situation,&nbsp;comment justifier cette crise politique en Libye&nbsp;?&nbsp;La forte mobilisation des groupes islamistes armés montre que ces derniers s’efforcent d’accroitre leur hégémonie sur la politique libyenne en s’opposant aux autorités politiques en place. Cependant, la situation sécuritaire du pays ne permet nullement un tel accrochage. Au contraire, elle risque de produire des effets néfastes sur la stabilité de la Libye et la sécurité de la région qui reste très vulnérable. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tentative d’hégémonie islamiste en Libye</b></div>
     <div>
      Longtemps réprimés par le régime Kadhafi, les islamistes trouvent dans le désordre que connaît actuellement la Libye une opportunité pour se renforcer et s’imposer comme la puissance dominante du pays. Ils utilisent tous les moyens à leur disposition (y compris la pression des armes) pour confirmer leur statut. Les milices islamistes profitent en effet de l’absence d’une institution militaire formelle chargée de défendre la sécurité du pays. L’armée libyenne n’est pas encore opérationnelle, elle ne bénéficie que de faibles effectifs, entre 5 000 et 10 000 hommes dont une centaine ont été effectivement formés. Au contraire, les milices islamistes sont en croissance continue et comptent désormais plus de 100 000 combattants lourdement armés.&nbsp; <br />   <br />  Devant cette situation, les autorités libyennes ont établi une stratégie&nbsp;: intégrer les milices islamistes dans la police et l'armée libyennes, pour isoler les groupes islamistes radicaux. Mais cette tactique pourrait se révéler mauvaise, puisque ces groupes armés ont exploité cette confiance pour défendre leurs intérêts en fonction des agendas qui leur sont propres. En d’autres termes, les milices islamistes ont réussi à affaiblir la légitimité des institutions étatiques en s’infiltrant dans le tissu social de la Libye. Ces derniers agissent en tant que police en réprimant des protestations, ou en procédant à des arrestations arbitraires et par conséquent, ont renforcé leur puissance au niveau local en dépassant même parfois l’autorité de l’Etat.&nbsp;Aujourd’hui, ils n’hésitent plus à défier la politique du gouvernement libyen dont la composition est pourtant issue des élections libres et démocratiques. A croire Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty international,<em>&nbsp; «&nbsp;il est plus que décourageant de constater qu'après tant de mois, les autorités ont échoué de manière flagrante à briser la mainmise des milices sur la sécurité en Libye</em>&nbsp;».&nbsp;L’assassinat de l’ambassade américain à Tripoli, l’encerclement des ministères de la Justice et des Affaires étrangères et les attentats de Benghazi confirment parfaitement ce constat.&nbsp; <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Par ailleurs, l’hégémonie de milices armées n’est pas uniquement sécuritaire, mais s’accentue pour devenir une ingérence politique. En fait, ces groupes d’anciens révolutionnaires ont pu accentuer la pression sur les responsables libyens les amenant à adopter une loi qui bannit de la vie politique les acteurs sous Kadhafi. Plus grave encore, ces groupes armés augmentent le seuil de leurs demandes en exigeant aujourd’hui la démission du gouvernement en place, pourtant démocratiquement élu. Il ne fait aucun doute que l’objectif des islamistes demeure l’exercice du pouvoir en Libye, mais ce comportement ne sera pas sans incidence sur la situation sécuritaire et économique du pays. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Incidences sur le pays</b></div>
     <div>
      La montée en puissance des islamistes en Libye demeure très problématique, notamment en matière sécuritaire. Le risque des violences internes est de plus en plus élevé, à tel point qu’on parle aujourd’hui «&nbsp;d’une iraquisation de la Libye&nbsp;». La multiplication des groupes armés en Libye aux intérêts divergents augmente le risque d’une opposition directe et nourrit une possible guerre civile future, dans un pays où les trafics d’armes et de stupéfiants se développent considérablement. <br />  &nbsp; <br />  Cette hypothèse ne semble pas relever de la fiction. Les attentats meurtriers comme celui de Benghazi se sont multipliés un peu partout dans le pays poussant certains pays occidentaux à retirer la majorité de leurs fonctionnaires diplomatiques agissant à Tripoli. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne considèrent que l’insécurité en Libye constitue une menace à la stabilité du pays et aussi de toute la région. <br />  &nbsp; <br />  En outre, cette insécurité démontre, clairement la faiblesse de l’Etat et son incapacité à contrôler la sécurité de son territoire, ce qui pourrait s’aggraver davantage et réactualiser les intentions séparatistes des groupes armés lorsque le gouvernement va à l’encontre de leurs intérêts. Le spectre séparatiste plane toujours sur le pays puisque plusieurs groupes armés contrôlant des parcelles du territoire libyen ont déjà annoncé leur volonté d’autonomie. La région a notamment proclamé son autonomie, sous pression d’Ansar Charia, avant d’y renoncer. Dans le sud aussi, le chef des Toubous, lance régulièrement des menaces séparatistes pour exercer une pression sur le pouvoir central. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      De ce fait, le risque d’implosion du pays est plus que jamais réel. Les autorités libyennes doivent impérativement reprendre le contrôle sur le territoire du pays afin de neutraliser cette déstabilisation qui menace non seulement la sécurité de la Libye, mais celle de toute la région. Le gouvernement de transition a une part de responsabilité dans sa mission de reconstruction des institutions du pays. Pour cela, la Communauté internationale doit faire preuve de la même détermination et d’une solidarité identique à celle démontrée durant la révolution contre le régime Kadhafi. <br />  &nbsp; <br />  En réalité, il ne suffit pas uniquement de faire tomber un régime tyrannique, il faut plutôt relever le défi démocratique qui puisse garantir l’épanouissement et la prospérité du peuple libyen à long terme. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.lejournalinternational.fr/Libye-le-defi-democratique_a782.html</link>
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   <title>En Guatemala, el dictador Ríos Montt escapa de nuevo de la justicia</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 18:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nieves Meijide</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Español]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En Guatemala, el ex-dictador Efraín Montt había sido condenado a 80 años de cárcel por genocidio y crímenes de lesa humanidad. El martes 21 pasado la justicia guatemalteca declaró el proceso como inválido.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5532579-8253046.jpg" alt="En Guatemala, el dictador Ríos Montt escapa de nuevo de la justicia" title="En Guatemala, el dictador Ríos Montt escapa de nuevo de la justicia" />
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      El ex dictador y general jubilado José Efraín Ríos Montt fue desde el pasado sábado día 11 el reo número 19 de la cárcel en Matamoros. Por primera vez un ex dictador fue juzgado y declarado culpable en su propio país por <a class="link" href="http://www.lejournalinternational.fr/Guatemala-reanudacion-del-juicio-del-ex-dictador-Efrain-Rios-Montt_a751.html" target="_blank">crímenes de genocidio</a>. El precedente había sido asentado. <br />   <br />  Este juicio que comenzó en marzo y había sido interrumpido en numerosas ocasiones, llegó a su fin el día 9 de este mes, declarando a Ríos Montt culpable de genocidio y crímenes de lesa humanidad. La condena ascendía a un total de 80 años de cárcel. Hoy 21 de Mayo, diez días después, el juicio ha sido anulado, por lo que el ex dictador está de nuevo en libertad.
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      Durante su proceso declararon 98 testigos, los cuales denunciaron la quema de las cosechas por parte de los militares, la apropiación del ganado, y la violación reiterada de mujeres, delante de sus familiares y vecinos. La juez Barrios detalló cómo se ensañaban con las mujeres, arrancándoles los bebes del vientre. La finalidad de estos hechos era dejar que los mayas murieran de hambre, y prevenirlos contra las consecuencias de la ayuda a la guerrilla. Durante la guerra civil guatemalteca que duró 30 años, aproximadamente 200.000 personas murieron, el 83% eran indígenas, casi ninguno murió en combate <br />  
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      Ante estos cargos, y el veredicto de culpabilidad, Ríos Montt se declaró inocente. Ante la imposibilidad de negar los asesinatos, descargó la responsabilidad sobre su viceministro y los oficiales al mando. Afirmaba, en su defensa, que él nunca había firmado, ni ordenado que se atentara contra una etnia, raza o grupo religioso. Así mismo en su primera declaración a la prensa Ríos Montt calificaba el juicio de 'show político internacional'. Además sus abogados comunicaron que recurrirán la sentencia, aún antes de conocerla, a razón de considerar el juicio como no válido. <br />  
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      Pese a que los ciudadanos indígenas mayas han acogido con alegría la decisión de la juez Barrios. esta resolución ha creado una gran polémica en el país. Ya que abre las heridas cerradas, y sienta un precedente. Son muchos los que intervinieron en esa matanza, y ahora son muchos los que tienen miedo de ser víctimas del mismo proceso. El mismo presidente de Guatemala Otto Perez Molina fue señalado por un testigo como uno de aquellos que tomaron parte del arraso de su tierra, de sus vecinos. Se esperaba que con esta sentencia las heridas de Guatemala comenzaran a cerrarse y la justicia a imponerse. Sin embargo la tranquilidad que sucedió a la guerra de los 30 años Guatemalteca puede verse controvertida. <br />   <br />  
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     <div><b>La sentencia queda en entredicho</b></div>
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      No ha durado mucho el encarcelamiento de Ríos Montt, o Ríos de Sangre Montt, como era conocido. La defensa del general retirado presentó varios recursos al considerar que había irregularidades en el juicio, finalmente hoy, el Tribunal Constitucional de Guatemala ha dejado sin efecto lo actuado en el juicio desde el día 19 de abril, debido a su supuesta invalidez. La explicación que dan es que este día la defensa fue expulsada de la Corte debido a la acusación de imparcialidad que lanzó contra el Tribunal. Los magistrados consideran que ese día quedó sin resolverse una recusación planteada contra dos miembros de esa judicatura, por lo que todas las actuaciones judiciales que han tenido lugar a partir de esta fecha tienen que ser repetidas. La sentencia de culpabilidad no había tenido una buena acogida entre los partidarios del ex dictador Ríos Montt. <br />  
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      La Asociación de Veteranos militares de Guatemala (Avemilgua) amenazó con movilizar a 50.000 paramilitares e invadir la capital si el general no era liberado. Por su parte la tan poderosa Patronal, el empresariado guatemalteco, pedía al Tribunal la anulidad del proceso alegando inconstitucionalidades durante el mismo. Además propagó una anuncio de pago en los diferentes medios locales en el que mostraba su apoyo a Ríos Montt y condenaba el juicio, en una rueda de prensa ofrecida el día después del encarcelamiento del general llamaban la atención<em> 'sobre las graves faltas al debido proceso a lo largo de todo este juicio, por parte de quienes están llamados a ser imparciales en su deber como juzgadores, lo cual ha quedado de manifiesto en los diversos procedimientos incumplidos, la forma en la que se vulneró la legítima defensa, el principio de inocencia y no retroactividad de la Ley, y la desobediencia pública del tribunal a las resoluciones emitidas por otras instancias judiciales'.</em> <br />   <br />  En una campaña llevada a cabo por los sectores conservadores guatemaltecos denominada <em>'Rostros de la Infamia' </em>acusan a la Premio Nobel de la Paz Rogiberta Menchú, a la jueza Jazmín Barrios y a todos aquellos a favor de la condena del dictador, de ser <em>'traidores de la paz' </em>y de <em>'mercenarios'</em>. <br />   <br />  Por su parte el presidente de Guatemala, negaba la existencia de tal genocidio. En un principio afirmó que respaldaría la resolución del juicio cualquiera que fuese. Sin embargó anunció, tras ser conocida la sentencia de culpabilidad, que está aún no era definitiva. Otto Perez Molina fue jefe de inteligencia militar durante la dictadura y se había visto salpicado por el juicio.
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      Han sido muchos los sectores guatemaltecos que han luchado en pos de la descalificación de este proceso judicial del cual Ríos Montt no podía, y no pudo, salir victorioso, a no ser con la anulación del mismo, lo que finalmente, y gracias en parte a la presión de sus partidarios ha conseguido. <br />   <br />  El analista Manfredo Marroquín, presidente de Acción Ciudadana, declaraba para <em>El Pais</em> que la anulación del juicio no era sino una muestra de la <em>'extrema debilidad del sistema de justicia de Guatemala'</em>, además aseguraba que esta sentencia ponía en riesgo la convivencia democrática en este país, dando rienda suelta a las ilegalidades, debido a la falta de represalias contra las mismas.&nbsp;La Comunidad Internacional veía en este proceso un gran paso hacia la democracia y el fin de la impunidad de los dictadores latinoamericanos.
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