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  <title>Le Journal International</title>
  <description><![CDATA[Edition numérique du magazine d'actualité internationale Le Journal International. Grâce à notre large réseau de correspondants, nous couvrons l'intégralité de la planète et tentons de vous apporter un autre regard sur l'actualité du monde.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2013-05-21T00:05:22+02:00</dc:date>
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   <title>Le Journal International</title>
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   <title>Les îles de la discorde</title>
   <pubDate>Mon, 20 May 2013 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre Lecornu</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Diplomatie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le passage d'un sous-marin potentiellement chinois à proximité d'Okinawa attise les tensions en mer de Chine. Du Japon et de la Chine, qui gagnera la course à la souveraineté ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5526611-8244049.jpg" alt="Les îles de la discorde" title="Les îles de la discorde" />
     </div>
     <div>
      «&nbsp;Ce sont des actes graves !&nbsp;», le premier ministre japonais Shinzo Abe fulmine après qu'un sous-marin a été détecté dans les eaux territoriales d'une des îles d'Okinawa (sud du Japon) dans la nuit de dimanche à lundi. Aucune confirmation n'a été donnée quant à la nationalité du sous-marin, mais les provocations répétées de la Chine ces derniers mois laisse penser qu'il lui appartient. Lundi 13 mai, trois navires chinois ont passé une demi-journée au large des îles de Senkaku, que l'Empire du Milieu connait sous le nom de Diaoyutai et revendique toujours depuis leur cession au Japon par les Etats-Unis en 1972.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Shinzo Abe avait annoncé fin janvier le déploiement d'une force militaire pour protéger ces îles qu'il sait disputées. Mais il pensait sans doute que le cas des îles Ryukyu ,dans la préfecture d'Okinawa, était définitivement réglé. Or le 8 mai dernier, une tribune écrite par des universitaires est parue dans Le <em>Quotidien du Peuple</em>, principal quotidien d'Etat chinois, appelant à reconsidérer la question de la souveraineté de ces îles. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des îlots déserts mais stratégiques</b></div>
     <div>
      Pourquoi de si grandes tensions pour de petits îlots inhabités ? L'enjeu, ce sont les eaux territoriales, cette zone maritime côtière où s'étend la souveraineté d'un Etat. Depuis 1973 et la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, la largeur de cette zone est fixée à 12 miles marins, soit environ 22 kilomètres, calculés à partir des côtes et des îles. Etablir sa souveraineté sur les îlots de la mer de Chine orientale revient pour la Chine et le Japon à agrandir de manière considérable leurs eaux territoriales et à garantir leurs droits sur les ressources maritimes qui s'y trouvent. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5526611-8244058.jpg" alt="Les îles de la discorde" title="Les îles de la discorde" />
     </div>
     <div>
      En plus d'être très poissonneuse, la zone autour des îles Senkaku&nbsp; présente des gisements importants d'hydrocarbures qui appartiennent au Japon ou à la Chine selon que l'on considère que ces îles sont japonaises ou chinoises. Pour le Japon, dont l'étroit territoire est pauvre en ressources et dont l'économie est en grande partie axée sur la mer, c'est son espace vital qui est en jeu. Pour la Chine qui tire la plupart de son hydrocarbure de l'Asie centrale, il s'agit surtout d'affirmer sa domination sur cette région du globe et de contrôler les routes commerciales. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      A ces considérations économiques s'ajoutent les contentieux historiques. La Chine, les deux Corées, le Japon et même les pays d'Asie du sud-est sont de vieux ennemis. Les ressentiments datent principalement de la guerre sino-japonaise de 1894-95 et de la colonisation brutale de la Mandchourie et de la Corée par le Japon avant la seconde guerre mondiale. C'est pourquoi les îles Senkaku constituent l'arbre qui cache une forêt dense de conflits territoriaux. Le Japon et la Corée se disputent ainsi l'île de Takeshima/Tokdo, tandis qu'au nord, la Russie possède les îles Kouriles, également revendiquées par les japonais. Du côté chinois, outre les Senkaku et les Ryukyu, on réclame le rattachement de Taiwan à la République populaire et on convoite d'autres archipels, plus au sud, qui sont pour le moment la propriété des Philippines, de la Malaisie ou du Vietnam. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Si ces conflits sont restés larvés pendant des années, les récentes provocations chinoises et la fermeté du premier ministre conservateur Shinzo Abe, visiblement prêt à prendre des libertés avec la pacifique doctrine Fukuda, viennent rappeler que l'Asie n'est pas à l'abri d'une escalade. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/imagette/5526611-8244049.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.lejournalinternational.fr/Les-iles-de-la-discorde_a778.html</link>
  </item>

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   <title>Robert Pruett, 500e condamné à mort au Texas</title>
   <pubDate>Mon, 20 May 2013 13:00:03 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Erwan Morice</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Aux Etats-Unis, le Texas est champion des mises à mort. En 12 ans, 253 exécutions y ont été prononcées. Au mois de juillet, Robert Pruett sera le 500e prisonnier à subir la peine capitale dans cet Etat.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5526334-8243476.jpg" alt="Robert Pruett, 500e condamné à mort au Texas" title="Robert Pruett, 500e condamné à mort au Texas" />
     </div>
     <div>
      L’exécution de Robert Pruett devait avoir lieu mardi 21 mai. Mais il y a quelques jours, le tribunal texan a accepté de repousser la date de l’exécution suite à une requête de la part du condamné, qui a réclamé un test ADN. La justice remet &nbsp;ainsi la sentence au mois de juillet, le temps de procéder à de nouvelles expertises. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une vie derrière les barreaux </b></div>
     <div>
      Ces 17 dernières années, Robert Pruett les a passées dans la prison McConnell, dans le comté de Bee, au Texas. Jugé une première fois à l’âge de 16 ans pour complicité de meurtre, il est condamné à 99 années d’emprisonnement. En 2002, alors qu’il purge sa peine, le jeune homme est accusé d’un second homicide&nbsp;: avoir poignardé à mort Daniel Dagle, son gardien de cellule. Un chef d’accusation qui, cette fois-ci, le fera condamner à la peine capitale. <br />   <br />  Aujourd’hui âgé de 33 ans, Robert Pruett continue de clamer son innocence, notamment à travers <a class="link" href="http://robert-pruett.com/">son site Internet</a>, qu’il tient à la façon d’un journal. L’auteur y poste photos et articles dans lesquels il raconte son histoire. Depuis sa condamnation il y a douze ans, Robert Pruett se pose lui-même en victime. Il déclare&nbsp;: «&nbsp;j’ai été une personne facile à accuser&nbsp;». Et use ainsi du même argument que les abolitionnistes&nbsp;: l’erreur judiciaire. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>12 exécutions aux Etats-Unis depuis janvier 2013, la moitié au Texas</b></div>
     <div>
      Les Etats-Unis font partie des cinq pays pratiquant le plus grand nombre d’exécutions – avec la Chine, l’Iran, l’Irak et l’Arabie Saoudite. Opposés à la peine de mort, les abolitionnistes continuent de dénoncer une pratique «&nbsp;<em>dépassée</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>contraire aux droits de l’Homme</em>&nbsp;». Depuis 1973, l’erreur judiciaire est ainsi l’argument qui a permis, de faire gracier 143 détenus américains dont la culpabilité avait été remise en cause. <br />   <br />  Depuis son rétablissement en 1976 face à une recrudescence de criminalité, la peine capitale divise la société américaine. Légale dans 33 Etats, elle est cependant moins pratiquée qu’à ses débuts.&nbsp; A l’exception du Texas, où le rythme des exécutions s’est accéléré après l’élection en 2000 du gouverneur républicain Rick Perry – qui est aussi l’ancien candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle américaine de 2012. Amnesty International dénonce ainsi «&nbsp;<em>l’enthousiasme anachronique pour le meurtre d’Etat&nbsp;</em>». Sur 43 exécutions en 2011, un tiers ont eu lieu dans l’Etat du Texas. Cette année, l<span style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 17px; background-color: rgb(255, 255, 255);">a moitié des condamnations américaines se sont déroulées dans l’Etat de Rick Perry</span>. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Aux Etats-Unis, 18 Etats ont aboli la peine de mort</b></div>
     <div>
      Les Etats qui procèdent à ces exécutions sont cependant moins nombreux aujourd'hui : 13 en 2011, ils n’étaient plus que 9 l’année suivante. Après le Connecticut, le Maryland est devenu le 2 mai dernier le 18<font size="1">ème</font>&nbsp;Etat abolitionniste. Les citoyens californiens se sont aussi massivement prononcés contre la peine de mort par référendum, mais de manière insuffisante pour en permettre l’abolition. <br />   <br />  Amnesty International, qui lutte contre la peine capitale sur tous les continents, a salué ces évolutions. L’ONG se félicite dans un article d’une «&nbsp;<em>tendance mondiale à l’abolition de la peine de mort&nbsp;</em>». Chiffres à l’appui&nbsp;: l’an dernier, 21 pays ont procédé à des exécutions contre 28 en 2003. Malgré tout, 682 personnes ont été mises à mort en 2012 dans le monde. Derrière Robert Pruett, la liste d’attente est encore longue. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Andry Rajoelina, président-candidat</title>
   <pubDate>Mon, 20 May 2013 07:30:03 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Baptiste Auduc, correspondant à Madagascar</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[(Vie) politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après 4 années passées au pouvoir, le bilan d’Andry Rajoelina est loin d’être positif. La gestion des affaires courantes du pays lui a été confiée. Et c’est peu dire si les Malgaches ont été déçus de leur « homme providentiel », un temps adulé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5521550-8236575.jpg" alt="Andry Rajoelina, président-candidat" title="Andry Rajoelina, président-candidat" />
     </div>
     <div>
      <em>« Il y a 3 ans, j'étais dans un village au fin fond du grand sud. Il y avait une antenne régionale de lutte antiacridienne (NDLR Sauterelles et criquets). Pour plusieurs centaines de kilomètres à couvrir, il y avait un gars, un 4X4 et une petite maison. Le responsable est parti, car il n'y avait pas de financements. »</em>, raconte Radavy, un voyageur malgache. <br />  Il y a 3 ans, Andry Rajoelina est déjà président. Et l’invasion de criquets commence à prendre de l’ampleur. Aujourd’hui comme hier, face au fléau, les habitants n’ont pas le choix. <em>« C'est leur quotidien et leur menu »</em> continue Radavy. <em>« Dans le grand sud, on attrape ce qu'on peut avec des filets. Et on les mange »</em>. Les criquets mangent le manioc et les patates douces, les hommes mangent les criquets. Un bouleversement de la chaine alimentaire à grande échelle. Qui traduit plus le désespoir qu’un quelconque lien avec le récent rapport de la FAO. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’impéritie des forces de l’ordre</b></div>
     <div>
      Et le sud n’en finit pas d’être damné. Depuis près d’un an, il vit sous la menace des dahalos, des bandits de grand chemin. Or le pays est vaste, les routes mauvaises, le terrain escarpé, les forces de l’ordre en sous-nombres, mal équipées, et corrompues. <em>« Ce qui se passe est simple, les gens ne font plus confiance aux gendarmes. Si on leur livre les malfaiteurs, il y a de grandes chances qu'ils soient remis en liberté, en échange de zébus »</em> devine Radavy. <br />  Alors les villageois réagissent. Ils organisent des <em>« andrimasom-pokonolona »</em>, des milices d’autodéfense. Et chez ces milices, il y a des excès de zèle. Les forces de l’ordre en ont encouragé la création. Mais ils veulent que les prisonniers leur soient remis. Les fokonolona, paysans malgaches, en font peu cas, et les corps des bandits lynchés s’entassent. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les élections libres ?</b></div>
     <div>
      Le président de Transition néglige le sud. Mais il est vrai qu’il a - chapeauté par la SADC, l’UE ou l’ONU, ainsi que par de multiples instances nationales - réussi à mettre en place des élections. Elles n’ont pas encore eu lieu. Elles sont pourtant déjà entachées d’irrégularités. Les dernières frasques du<em> « groupe des 3 R »</em> - Ratsiraka, Ravalomanana et Rajoelina - l’attestent. Radavy est un des grands déçus de 2009. Il avait soutenu Rajoelina lors de son accession brutale au pouvoir. Pour être affligé de désillusions 4 ans plus tard, <em>« Celui qui dit tout aujourd'hui et contredit tout demain »</em>, juge-t-il sévèrement. <br />  Tout n’est cependant pas prêt pour une campagne électorale propre. Passons sur les irrégularités. Et sur les particularités malgaches. Comme ces bulletins de vote unique : 40 candidats sur un bout de papier de 1 mètre. <em>« [Les gens] ne vont pas se casser la tête avec de tels bulletins, surtout s’ils ne savent pas lire »</em> morigène Radavy. <br />  Désormais, Rajoelina se présente. Une instance doit prendre la place du président de Transition. Un triumvirat composé du Premier ministre, du président du Conseil supérieur de la transition (CST) et du président du Congrès de la transition doit s’occuper du pays. Décisions, signatures, le consensus sera nécessaire. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Nous référer à ces textes afin de les respecter »</b></div>
     <div>
      Encore faudrait-il qu’Andry Rajoelina se conforme à son nouveau statut. En tant que candidat, il doit démissionner de la présidence. Pour le moment, il demeure président et candidat. Il explique à la presse que <em>« la question est stipulée dans les textes et lois en vigueur du pays. Ainsi, nous allons nous référer à ces textes afin de les respecter ».</em> Et de continuer <em>« puisque nous avons choisi la Feuille de route, tout le monde, aussi bien les Malgaches que la Communauté internationale devraient s’y conformer »</em>. Mais il y a paroles et actes. Visiblement, les seconds contredisent les premiers. <br />  Car une surprenante ordonnance a été soumise en conseil des ministres du mardi 14 mai 2013. Le ministre de l’Intérieur Florent Rakotoarisoa, un proche de Rajoelina, l’a présenté. Dans son article 6, le texte prévoit qu’après sa démission, le président de la Transition <em>« conserve les droits et avantages inhérents à ses fonctions jusqu’à l’investiture du nouveau président de la République ».</em> Plusieurs ministres ont refusé de traiter cette ordonnance. La loi oblige Andry Rajoelina à démissionner 60 jours avant les élections. Rendez-vous le 26 mai. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>La Ley Wert, la privatización de la educación española ?</title>
   <pubDate>Sun, 19 May 2013 18:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nieves Meijide</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Español]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En una España exangüe, José Wert, el ministro de educación, preparó un anteproyecto de reforma llamada la LOMCE, la cual integraría a las universidades los proprias reglas del Mercado. El Journal International fue hablar con profesores y estudiantes para entender mejor los motivos de su oposición a la ley.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5526468-8243707.jpg" alt="La Ley Wert, la privatización de la educación española ?" title="La Ley Wert, la privatización de la educación española ?" />
     </div>
     <div>
      <p class="Standard" style="text-align:justify;text-justify:inter-ideograph">  	<span lang="ES" style="font-family: Calibri, sans-serif;">A finales del año pasado el ministro español de educación Jose Ignacio Wert presentaba el anteproyecto de la ley LOMCE, la ley de la nueva reforma educativa, este mes espera ser aprobada. Desde su presentación en diciembre de 2012, Wert ha introducido algunos cambios debido al descontento general que suscitó este proyecto de ley, el cual, según sus detractores, se ha desarrollado de una forma antidemocrática al no haber sido consultada con la comunidad docente y educativa, así como con expertos ajenos al propio partido. Esta ley unirá más que nunca la economía y la educación.<o:p></o:p></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p class="Standard" style="text-align:justify;text-justify:inter-ideograph">  	<span lang="ES" style="font-family: Calibri, sans-serif;">Ya en el prefacio Wert hace una declaración de intenciones al obsequiarnos con su visión de la&nbsp; educación. Tanto la LOE, ley de la educación vigente en España, como la LOMCE, el nuevo proyecto de ley, la definen en su prefacio. Así la primera entiende la educación como “<i>El medio de transmitir valores, renovar la cultura (...) fomentar la convivencia democrática, el respeto a las diferencias individuales, promover la solidaridad y evitar la discriminación (...) para lograr la cohesión social. (...) Es el medio más adecuado para garantizar el ejercicio de la ciudadanía democrática, responsable, libre y crítica</i>”. Sin embargo Wert, sin más preámbulos, declara en su borrador del anteproyecto de ley que la educación no es más que un medio para llegar con éxito al mercado, más concretamente asertaría que “<i>La educación es el motor que promueve la competitividad de la economía y el nivel de prosperidad de un país (…) su capacidad de competir con éxito en la arena internacional (…) es una apuesta por el crecimiento económico y por conseguir ventajas competitivas en el mercado global</i>”.<o:p></o:p></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Amenazan a la filosofía</b></div>
     <div>
      <p class="Standard" style="text-align:justify;text-justify:inter-ideograph">  	<span lang="ES" style="font-family: Calibri, sans-serif;">Bajo esta finalidad de la educación aquellas asignaturas que no provoquen beneficios económicos, es decir que no consten en las listas de la OCDE (Organización para la Cooperación y el Desarrollo Económicos)&nbsp; corren peligro de ser eliminadas. E</span><span lang="ES" style="font-family: Calibri, sans-serif;">l criterio para determinar la buena educación se basarías así en su instrumentalización. Esto, según nos cuenta Sebastian Álvarez, Profesor de Filosofía de la USAL (Universidad de Salamanca), ocasionaría&nbsp; “<i>ciudadanos unilaterales, incompletos e insatisfechos, incapaces de entender el entramado del que forman parte productiva”. Por ello, l</i>os detractores de esta ley la han tachado de comercializar la educación y el conocimiento, y de perseguir mano de obra acrítica. Ángel Holgado estudiante de la USAL lo resumía así: <i>“Se dice que no le des tus peces a un hombre pobre, sino que le enseñes a pescar. Eso sería educar. Ahora se le da la caña y se le pone directamente a pescar, no se le enseña nada, ya que el fin no es el hombre, sino los peces que pueda pescar”.</i></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p class="Standard" style="text-align:justify;text-justify:inter-ideograph">  	<span lang="ES" style="font-family: Calibri, sans-serif;">La rama de la filosofía es una de las más afectadas debido a su escasa competitividad en el mercado. En este anteproyecto desaparecen las asignaturas obligatorias que incluyan material ético-cívico, ya que eliminan la tan polémica asignatura de educación para la ciudadanía así como plantean la asignatura de ética cómo una alternativa a la religión, la cual toma más peso. Las asignaturas de filosofía de los dos últimos años de instituto también quedan en entredicho. Esto no solo supondría la tan radical reducción de puestos de trabajos para los filósofos, sino que la filosofía misma quedaría prácticamente eliminada del sistema educativo. En palabras de&nbsp; Alejandro Lozano, estudiante de máster de filosofía de la USAL, las asignaturas ético-cívicas serían <i>“Fundamentales si lo que queremos es formar ciudadanos responsables y competentes en la vida pública. Y esto es imprescindible si queremos avanzar hacia un modelo político auténticamente democrático”. </i>Álvarez a su vez considera estas asignaturas de <i>“Muy importantes, particularmente en estos momentos, en los que estamos constatando cada día cómo el desprecio de las actitudes éticas y cívicas ha conducido a la corrupción, la ineptitud, la irresponsabilidad y otras lacras, responsables básicamente de la actual crisis social”.</i></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Se estrecha el lazo entre la educación y los mercados</b></div>
     <div>
      <p class="Standard" style="text-align:justify;text-justify:inter-ideograph">  	<span lang="ES" style="font-family: Calibri, sans-serif;">Pero no es este el único lazo que estrecha la relación entre educación y mercado. La propuesta de Wert supone un primer paso hacia la privatización de la enseñanza. Lozano calificaría de </span><i><span lang="ES" style="font-family:&quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;">“error introducir el modelo empresarial o privado en la educación de tal forma que se abordase la formación de los alumnos bajo criterios de tecnificación o profesionalización” .</span></i><span lang="ES" style="font-family:&quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;">Por su parte Holgado afirma con vehemencia que <i>“en estados supuestamente punteros en derechos y libertades como es el caso del estado español, cualquier tipo de privatización no deja de ser un atraso”, </i>además agrega que<i> “sería de lógica consecuencia el aumento de las diferencias entre clases sociales, por una concatenación de circunstancias tales que: a mayor poder económico, mayor nivel educativo, lo que posibilita el acceso a mejores puestos de trabajo, que suelen ser los de mayores requerimientos académicos y, por ende, mejor remunerados”.</i></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p class="Standard" style="text-align:justify;text-justify:inter-ideograph">  	<span lang="ES" style="font-family: Calibri, sans-serif;">Son muchas las protestas que se han elevado contra este proyecto de ley, ya que sus oponentes opinan que devalúa la educación. La última manifestación tuvo lugar el pasado 9 de mayo, la Marea Verde, asociación en defensa de la escuela pública, inundó las calles de España, se estima la participación de 120.000 personas tan sólo en Madrid. Pero no sólo con manifestaciones muestra la comunidad educativa su descontento, muchos profesores de universidad optaron el día 7 de mayo por dar sus clases en la calle para protestar contra las reformas y mostrar su apoyo a la enseñanza pública. El propio hermano del ministro de educación, Juan Pablo Wert, profesor de Historia del Arte de la Universidad de Castilla la Mancha, impartió sus clases fuera de los aularios. Durante su charla trató temas como la política y la ciudadanía. “<i>¿Esto es una protesta o una propuesta? Yo me inclino por lo segundo (...) aquí estamos haciendo política, y muy digna</i>”.<o:p></o:p></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p class="Standard" style="text-align:justify;text-justify:inter-ideograph">  	<span lang="ES" style="font-family: Calibri, sans-serif; background-color: white; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial;">Sin embargo todas estas movilizaciones no parecen alterar el curso de los acontecimientos. El anteproyecto de ley había sido aplazado una vez en su presentación ante el Consejo de Estado. La vicepresidente Soraya Sánchez de Santamaría explicaba en una rueda de prensa que las causas fueron unas observaciones que convenía cerrar antes de elevarlo al Consejo. Este viernes el Consejo de Ministros ya lo admitió a trámite y pasará a ser debatido en el Congreso y Senado, antes de su definitiva aprobación.<o:p></o:p></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p class="Standard" style="text-align:justify;text-justify:inter-ideograph">  	<span lang="ES" style="font-family: Calibri, sans-serif;">Esta será la séptima ley educativa desde la democracia. Con estos precedentes cabe esperar que nuevos cambios se sucedan. Esperemos que los próximos dejen de lado al dinero y alimenten el valor de la educación en sí misma, ya que sin ella, en palabras de Holgado, caeríamos “<i>en una sociedad mecanizada y apática, insolidaria y competitiva, en la que no tienen cabida los individuos ajenos al sistema”.</i></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Loi Wert : vers une privatisation de l'éducation espagnole ?</title>
   <pubDate>Sun, 19 May 2013 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nieves Meijide, envoyée spéciale à Salamanque </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Éducation]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une Espagne exsangue, José Wert , le ministre de l'éducation, a lancé fin 2012 un projet de réforme, la LOMCE, qui imputerait aux universités les règles propres aux marchés. Le Journal international est allé à la rencontre des professeurs et étudiants pour mieux comprendre les reproches qu’ils font à la loi.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lejournalinternational.fr/photo/art/default/5526091-8243078.jpg" alt="Loi Wert : vers une privatisation de l'éducation espagnole ?" title="Loi Wert : vers une privatisation de l'éducation espagnole ?" />
     </div>
     <div>
      Fin 2012, le ministre de l’Education espagnol, José Wert, a présenté les grandes lignes du projet LOMCE (Loi organique pour l'amélioration de la qualité de l'éducation en Espagne) pour une nouvelle loi sur l’éducation. Cette loi attend désormais d’être votée à la fin du mois. Depuis sa présentation en décembre 2012, Wert a dû apporter quelques changements en raison du mécontentement général suscité par le projet de loi. Selon ses détracteurs, elle est antidémocratique, puisque le corps enseignant et la communauté éducative n’ont pas été consultés et qu’aucun expert extérieur au parti dirigeant n’a été intégré au projet. Cette loi unira, plus que jamais, l’éducation à l’économie. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La LOE, loi sur l'éducation actuellement en vigueur en Espagne, avait défini une certaine vision de l’éducation. Elle entendait l’éducation comme «&nbsp;<em>le moyen de transmettre des valeurs, de renouveler la culture (…) d’encourager le vivre-ensemble démocratique, le respect à la différence de chaque individu, de promouvoir la solidarité et d’éviter les discriminations (…) pour atteindre la cohésion sociale. (…) C’est le moyen le plus adéquat pour garantir l’exercice de la citoyenneté démocratique, responsable, libre et critique</em>&nbsp;». Cependant, José Wert a déclaré dans le brouillon du projet, que l’éducation n’était rien de plus que le moyen de réussir l'insertion sur le marché du travail. Plus concrètement, il a affirmé que «&nbsp;<em>l’éducation est le moteur de la compétitivité économique et de la prospérité d’un pays (…) sa capacité à rivaliser avec succès sur l’arène internationale (…) c’est un pari pour la croissance économique et pour obtenir des avantages compétitifs sur le marché global&nbsp;</em>». <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La philosophie menacée</b></div>
     <div>
      Derrière cette finalité de l’éducation, les matières qui ne fourniraient aucun bénéfice économique, c’est-à-dire celles qui n’apparaissent pas sur les listes de l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement économique), risquent d’être éliminées. Pour Sebastian Alvarez, professeur de philosophie à l'Université de Salamanque (USAL), une telle éducation formerait <em>«&nbsp;des citoyens unilatéraux, incomplets et insatisfaits, incapables de comprendre la structure au sein de laquelle ils jouent un rôle productif&nbsp;»</em>. Pour ses détracteurs, la loi pourrait commercialiser l’éducation, la connaissance, et rechercher une main d’œuvre dépourvue d’esprit critique. Angel Holgado, étudiant à l’USAL, le résume ainsi&nbsp;<em>: « Si tu dis à un homme pauvre que tu ne lui donneras pas tes poissons mais que tu lui apprendras à pêcher, ça c’est éduquer. Mais si tu lui donnes la canne à pêche sans lui apprendre à s’en servir, ça ne sert à rien, puisque l’intérêt n’est plus l'homme mais les poissons qu’il peut pêcher&nbsp;».</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La philosophie est la plus touchée puisque sa compétitivité est quasi inexistante sur les marchés. Dans le projet de loi, les matières obligatoires relevant de l'éthique et de la citoyenneté disparaissent. L'&nbsp;«&nbsp;Education à la citoyenneté&nbsp;»&nbsp;est retirée, et l’éthique devient une option facultative. Quant aux cours de philosophie, obligatoires durant les deux dernières années de lycée, ils sont remis en question. Au-delà d’une réduction drastique de postes de travail pour les philosophes, la philosophie elle-même serait pratiquement écartée du système éducatif. Selon Alejandro Lozano, étudiant en Master de philosophie à l’USAL, les matières éthiques et civiques seraient <em>«&nbsp;fondamentales si notre souhait est de former des citoyens responsables et compétents dans la vie publique. Et cela est indispensable si nous voulons avancer vers&nbsp; un modèle politique authentiquement démocratique&nbsp;»</em>. Le professeur Sebastian Alvarez, quant à lui, considère ces matières comme <em>«&nbsp;très importantes, surtout en cette période, où l’on constate chaque jour combien le mépris d’un</em> <em>comportement civique et éthique a conduit à la corruption, l’idiotie, l’irresponsabilité et autres fléaux qui sont à la base de l’actuelle crise sociale&nbsp;».</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rapprochement entre l'enseignement et les marchés</b></div>
     <div>
      Mais le projet n’est pas le seul lien qui rapprocherait l’éducation du marché. La proposition de Wert suppose un premier pas vers la privatisation de l’enseignement. Alejandro Lozano qualifie d’&nbsp;<em>« erreur [le fait] d’introduire le modèle de l’entreprise dans l’éducation de telle manière que la formation des élèves serait abordée par des critères techniques et professionnels&nbsp;»</em>. Pour sa part, Angel Holdago affirme avec véhémence que <em>«&nbsp;dans des Etats supposés être des indicateurs en matière de droits et de libertés comme c’est le cas de l’Etat espagnol, tout type de privatisation n’est autre qu’une régression&nbsp;». </em>Il ajoute que <em>«&nbsp;l’augmentation de la différence entre les classes sociales serait une conséquence logique du fait d’un enchainement de circonstance telles que : un plus grand pouvoir économique, &nbsp;un meilleur niveau d’éducation, ce qui rend possible l’accès à de meilleurs postes de travail réservés aux meilleurs exigences académiques, et qui sont mieux rémunérés&nbsp;».</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ce projet de loi suscite une forte contestation. Ses opposants pensent qu’il dévalue l’éducation. La dernière manifestation a eu lieu le 9 mai dernier. La Marée Verte, association de défense de l’école publique, a inondé les rues d’Espagne et la participation a été estimée à 120&nbsp;000 personnes rien qu’à Madrid.&nbsp; Mais la communauté éducative ne montre pas son mécontentement seulement au travers de manifestations ; beaucoup de professeurs d’université ont choisi, le 7 mai, de faire leur cours dans la rue pour protester contre la réforme et pour montrer leur soutien à l’enseignement public. Le propre frère du ministre de l’éducation, Juan Pablo Wert, professeur d’Histoire de l’art à l’Université de Castilla la Mancha, a donné son cours en dehors des salles de classes. Pendant son exposé, il a abordé les thèmes de la politique et de la citoyenneté. «&nbsp;<em>Est-ce une protestation ou une proposition&nbsp;? Moi je m’incline pour la deuxième (…) ici nous faisons de la politique, et elle est digne</em>&nbsp;». <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Cependant toute cette mobilisation ne semble pas altérer le cours des événements. La présentation du projet de loi au Conseil d’Etat avait été retardée, mais la vice-présidente Soraya Sánchez de Santamaría a expliqué en conférence de presse que c’était en raison de quelques observations qui devaient être closes avant le dépôt du projet. Ce vendredi, le Conseil des Ministres a validé le texte, permettant son examen au Congrès et au Sénat pour être définitivement voté. <br />  
     </div>
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     <div>
      Celle-ci serait la septième loi sur l’éducation dans la courte histoire de la démocratie espagnole. Beaucoup espèrent que les prochaines laissent l’argent de côté et alimentent la valeur intrinsèque de l’éducation, puisque sans elle, selon les termes de Holgado, nous tomberions <em>«&nbsp;dans une société mécanisée et indifférente, non solidaire et compétitive, dans laquelle les individus éloignés du système n’auraient pas leur place&nbsp;».</em> <br />  
     </div>
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     <div>
      Article traduit par Mathilde Mossard. <br />   <br />  Vidéo :&nbsp;<span style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 17px; background-color: rgb(255, 255, 255);">Carlos&nbsp;</span><span style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 17px; background-color: rgb(255, 255, 255);">Ferrero, Carlos Rodrigo and Mikel Henda, doctorants à la faculté de philosophie de l'Université de Salamanque</span>
     </div>
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